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« Nous n’apprenons jamais sans les autres »
Philippe Carré

 

Nous laissons trop souvent le temps s’écouler sans prendre conscience de la valeur inestimable de chaque minute qui passe. Nous pensons avoir le temps : demain, après, plus tard… et puis parfois, il est trop tard.

Quand nous sommes confrontés à la disparition d’un proche, quand les enfants sont devenus des adultes, quand nos parents ne font plus partie de notre cercle familial, nous réalisons que la vie avance et qu’il est impossible de revenir en arrière.

Pourquoi attendre les derniers instants pour prendre intimement conscience de la finitude de l’existence ?
Pourquoi remettre au lendemain notre bonheur ?

Regretter n’est pas une fatalité.
Il n’est jamais trop tard pour apprendre à vivre sans regrets et profiter de tout ce que la vie a de précieux à nous offrir.

 

Les regrets de fin de vie : un miroir de notre manière de vivre

Avez-vous déjà entendu parler du livre de Bronnie Ware Les 5 regrets des personnes en fin de vie ? Dans cet ouvrage, cette infirmière en soins palliatifs recense les regrets les plus exprimés par celles et ceux qu’elle a accompagnés en fin de vie.
Ces regrets de fin de vie ne sont pas des anecdotes individuelles : ce sont des enseignements universels.
Ils nous parlent de la façon dont nous vivons… et de ce que nous pourrions choisir de vivre autrement.

Car la vraie question n’est pas : Comment mourir sans regrets ? mais Comment vivre pour ne pas les accumuler ?

 

Voici les 5 regrets de fin de vie qui reviennent le plus souvent :

1. « J’aurais aimé avoir le courage de vivre une vie fidèle à moi-même »

C’est certainement le regret le plus fréquent – je le constate moi-même très souvent en consultation.

Beaucoup de personnes regrettent d’avoir accordé trop d’importance au regard des autres. De s’être conformées à ce qu’elles pensaient qu’on attendait d’elles – par peur de décevoir, de blesser, de ne pas être reconnues ou aimées.

Elles regrettent d’avoir été loyales envers les autres plutôt qu’envers elles-mêmes. D’avoir abandonné leurs rêves. De ne pas avoir eu le courage de quitter une situation qui les étouffait. De ne pas avoir osé devenir pleinement qui elles étaient vraiment.

Pour ne pas avoir le sentiment d’être « passé·e à côté de sa vie », il est essentiel d’identifier ce qui nous fait vibrer et de nous donner les moyens d’avancer vers ce qui fait sens pour nous.

2. « J’aurais aimé ne pas avoir travaillé aussi dur »

Aujourd’hui les choses évoluent, les jeunes générations ont un nouveau rapport au travail. Mais beaucoup d’hommes, notamment, expriment encore le regret d’avoir consacré la majeure partie de leur énergie à leur vie professionnelle, au détriment du temps passé avec leurs enfants, leur compagne.

Ce faisant, ils se sont privés de moments simples, de rires et de partages, de chaleur et de réconfort. Et surtout, du temps nécessaire pour tisser jour après jour une relation profonde et durable avec ceux qu’ils aiment.

Il est essentiel de trouver un juste milieu afin de nous épanouir.
De concentrer notre énergie à ce qui compte vraiment et de prioriser ce qui a du sens.
De mettre davantage de ET dans notre vie, pour remplacer un OU qui nuit à notre bien-être et notre équilibre.

3. « J’aurais aimé avoir le courage d’exprimer mes sentiments »

Ce regret, c’est celui du non-dit.
De tout ce qui n’a pas été exprimé par peur de blesser, pour éviter le conflit. Ou par peur de se montrer vulnérable.

Nous croyons souvent protéger les autres – ou nous-mêmes – en gardant nos émotions à l’intérieur. Mais en réalité, nous nous éloignons d’eux… et de nous-mêmes.
Nous ratons des occasions d’approfondir et d’enrichir des relations. Nous créons une distance, nous passons parfois à côté de notre chance… et ces moments de bonheur ne se présenterons plus.

Dire « je t’aime »,
« j’ai mal »,
« j’ai besoin »,
« j’ai peur »,
« ça me touche »…
n’est pas un signe de faiblesse, mais un acte d’authenticité et de connexion.

Exprimer nos sentiments de manière respectueuse et honnête peut transformer une relation – ou révéler qu’elle n’est pas juste. Dans les deux cas, nous en sortons grandis et mieux alignés avec nous-mêmes.

 4. « J’aurais aimé rester en contact avec mes amis »

Ce regret dit la nostalgie des liens authentiques : ceux qui nous ont construits, nourris, accompagnés.

Pour celles et ceux qui me connaissent et qui me suivent depuis longtemps, vous savez combien l’amitié est importante pour moi. Pourtant, même en en étant consciente, il m’arrive moi aussi de négliger certaines relations, prise dans le tourbillon de mon quotidien.

Parfois, la vie nous éloigne. Mais plus souvent, ce sont nos obligations, le feu de la vie, le temps qui passe qui rompent les liens. Et un jour, on regrette d’avoir laissé s’effacer des amitiés précieuses par négligence, ou par pudeur. De ne pas leur avoir accordé le temps et les efforts qu’elles méritaient.

Selon la thérapeute Christina Wrinkler, perdre une amitié revient à perdre une part de nous-même. Les relations authentiques sont un pilier de notre équilibre émotionnel. Pour notre bonheur, il est essentiel de les entretenir.

5. « J’aurais aimé m’autoriser à être plus heureux·se »

Beaucoup de personnes reconnaissent avoir porté tout au long de leur vie :
des croyances limitantes,
des loyautés invisibles,
des interdits intérieurs,
des “je ne mérite pas”,
des “ce n’est pas raisonnable”,
des “je dois” ou “il faut”

Elles réalisent trop tard que le bonheur était là, à portée de main, mais qu’elles ne se l’autorisaient pas.

Le bonheur est une permission que l’on se donne.
Nous n’avons pas le luxe d’attendre le moment parfait.
La vie, c’est maintenant et nous devons nous autoriser à la vivre pleinement.

 

Comment vivre sans regrets ? 5 pistes simples

La vie est précieuse car fragile – elle peut nous être retirée à tout moment.
Prendre conscience de notre finitude nous permet de nous reconnecter à l’essentiel.

Ces regrets de fin de vie identifiés par Bronnie Ware nous enseignent une vérité fondamentale : notre bien-être émotionnel, nos relations, et notre fidélité à nous-mêmes comptent davantage que tout le reste.

Il n’est jamais trop tard pour vivre une vie plus en harmonie avec qui nous sommes.
Voici 5 pistes pour y arriver :

1. Soyez fidèle à vous-même

Identifiez ce qui vous appartient… et ce qui appartient aux autres.
Libérez-vous du poids des attentes extérieures pour vous autoriser à vivre une vie qui vous ressemble.
Oui, autorisez-vous à choisir consciemment ce qui a du sens pour VOUS.
Et tant pis si cela signifie déplaire ou décevoir certains – votre bonheur ne peut pas plaire à tout le monde. Et c’est très bien ainsi !

Le bonheur n’attend pas :
Le bonheur, c’est maintenant.

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 2. Osez vous montrer dans votre vulnérabilité

N’ayez pas peur de dire ce que vous ressentez – les non-dits empoisonnent les relations.
La parole sincère, lorsqu’elle est exprimée avec respect et responsabilité, est un acte de courage et d’amour.

Elle libère, elle rapproche, elle ouvre la voie à des relations plus vraies et plus profondes.

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 3. Aimez sans limites

Aimer est la plus belle façon d’honorer la vie : aimer ses enfants, aimer ses amis, aimer son/sa partenaire… mais aussi aimer la vie elle-même.
Ouvrez votre cœur. Pratiquez la gratitude. Multipliez les gestes d’amour et de présence.

L’amour est une énergie généreuse : plus on le donne, plus il grandit, et plus on en reçoit.

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4. Pratiquez l’autocompassion

L’autocompassion, c’est le meilleur cadeau qu’on peut se faire !
Vous qui me connaissez, vous savez à quel point l’autocompassion a changé ma vie en modifiant ma relation à moi-même – et aux autres.

Pratiquer l’autocompassion nous permet de nous reconnecter à nous-même – nos émotions, nos pensées, nos envies et nos besoins.
De les reconnaître et surtout les accueillir sans nous juger, avec bienveillance, avec douceur.

Et cette reconnexion à soi, cette écoute intérieure, permet de se recentrer, de faire des choix alignés, de se donner la permission de vivre une vie qui nous ressemble vraiment.

L’autocompassion, c’est devenir sa meilleure alliée, et se traiter avec autant de douceur et d’ouverture d’esprit qu’on le ferait avec une amie chère.

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5. N’hésitez pas à demander de l’aide

Il est parfois très difficile de se donner la permission de suivre ses rêves, de s’autoriser à être heureux malgré la pression de son entourage.

Il est souvent très compliqué, quand la douleur ou le ressentiment s’est installé, de dire les choses posément.

Je suis là pour ça, pour vous aider à déposer vos chaines invisibles pour vivre enfin une vie plus authentique et épanouie.
Et pour apprendre à dire les choses de manière bienveillante, audible, constructive.
C’est ce que je fais notamment avec les couples qui viennent me voir : créer un espace où l’on peut se dire l’essentiel, même quand cela paraissait devenu impossible.

Se faire aider ce n’est pas se montrer faible, ou être en position d’échec. Bien au contraire, c’est travailler activement à son bonheur et son épanouissement – seul·e ou en couple.

 

Comme le dit Susan Krauss Whitbourne, presque tous les regrets naissent du manque de courage de suivre son cœur.
Vivre sans regrets, ce n’est pas vivre parfaitement.
C’est vivre consciemment.

Se choisir.
Oser.
Aimer.
Dire.
S’autoriser.
Être fidèle à soi-même.

La fin de vie n’est pas un sujet morbide : c’est une enseignante exigeante et lumineuse.
Elle révèle nos priorités, dévoile l’essentiel, et dissipe l’illusion du temps infini.

La vie, c’est maintenant.
Et il n’est jamais trop tard pour la vivre pleinement.

 

Vous souhaitez vivre une vie plus signifiante, plus proche de qui vous êtes vraiment. Mais vous ne savez pas comment faire… Si vous sentez que vous avez besoin d’aide sur ce chemin, ne restez pas seule. Contactez-moi pour 1 séance Découverte gratuite de 30min sans engagement. Nous ferons plus ample connaissance et nous verrons ensemble comment je peux vous aider. À deux, le chemin semble toujours plus facile.

 

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* Sources :

Les 5 regrets des personnes en fin de vie de Bronnie Ware aux éditions Guy Trédaniel.

Vous pouvez également lire (ou relire ) Mon cahier d’autocompassion en pleine conscience de Kristin Neff et Christopher Germer aux Editions De Boeck Supérieur.

Et si vous souhaitez vous former à l’autocompassion je ne saurais que vous recommander les cycles MSC (Mindful Self-Compassion) de Catherine Baele -enseignante en méditation mindfulness et en autocompassion en pleine conscience depuis de nombreuses années.
Et pour celles dont les disponibilités sont limitées, Catherine propose désormais un cycle MSC condensé sur 3 jours. Une belle opportunité pour intégrer ces pratiques essentielles, même avec un emploi du temps chargé.
Toutes les infos ici : coachingvital.be/cycle-de-mindful-self-compassion

 

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