« J’ai tout ce qu’il faut pour être heureuse. Et pourtant, depuis 2 ans,
je me bats tous les jours contre un terrible sentiment de vide intérieur. »
Christelle, 47 ans

Peut-être ressentez-vous comme Christelle un mal-être profond, le sentiment que votre vie n’a plus vraiment de sens, l’impression qu’il vous manque quelque chose d’essentiel mais vous n’arrivez pas à savoir quoi… Comme une infinie et silencieuse tristesse qui semble n’avoir aucune origine précise.

Ce trouble intérieur persistant, nous le ressentons toutes, à un moment ou un autre, entre 40 et 55 ans. Il nous fragilise, nous déstabilise… Pourtant ce malaise n’est pas à proprement parler une « crise » contrairement à la croyance populaire. Mais un passage tout à fait normal qui constitue une nouvelle étape dans notre développement en tant qu’être humain. Le reflet de quelque chose d’essentiel qui est en train de se déployer au plus profond de nous-même.

Cette étape, c’est la transition du milieu de vie. Comme toutes les autres étapes de notre vie, elle nous affecte au niveau physique, psychologique, relationnel et spirituel. Elle peut être douloureuse et longue si nous nous opposons au changement qui tend à s’opérer. Mais nous pouvons aussi la traverser avec conscience, pragmatisme et intelligence, pour en ressortir plus forte et enfin pleinement nous-même.

Alors, à quoi correspond véritablement ce phénomène naturel, prévisible et nécessaire qu’est la transition du milieu de vie ?

La « crise de la quarantaine » : un concept sans fondement

Le milieu de vie peut être une période très chaotique et source de grande confusion, mais heureusement la version « crise cataclysmique » qui s’accompagne de bouleversements extrêmes tels que relation extraconjugale, divorce, dépression, éclatement relationnel…  ne concerne que peu d’entre nous.
Pour l’immense majorité, les transformations qui surviennent au milieu de la vie sont subtiles, profondes et intimes. Il est question d’évolution plutôt que de révolution.

La transition du milieu de vie peut apparaitre de façon progressive, sous la forme d’un mal-être diffus dont on n’arrive pas à cerner l’origine. Elle peut aussi « éclater » à la faveur d’un facteur déclenchant qui va révéler au grand jour le processus sous-jacent : l’entrée des enfants dans l’adolescence, une période de chômage, un divorce, un deuil, un problème de santé, un conflit relationnel… Ces événements, survenant au cours du milieu de la vie et non à cause du milieu de la vie, vont venir bouleverser nos habitudes et surtout nos certitudes.

Et vont nous conduire à faire un bilan de notre existence : suis-je devenue celle que je rêvais d’être ? Qu’est-ce qui me manque ? Quelle direction emprunter à l’avenir ?

La méconnaissance du processus de la transition du milieu de vie, et la peur que ce phénomène n’engendre des bouleversements dommageables et irréversibles, peut nous amener à refuser (consciemment ou inconsciemment) d’accepter cette transition et de l’accompagner le plus harmonieusement possible.
« C’est donc la résistance au processus et sa méconnaissance qui génère potentiellement en nous des difficultés et non le processus en lui-même. » Christophe Fauré

Pourtant, si inconfortable et déstabilisante qu’elle puisse être, cette période de la vie constitue une opportunité de croissance et d’épanouissement plus qu’aucune autre période de notre vie. Une authentique promesse d’accomplissement personnel.

En quoi consiste véritablement la transition du milieu de vie ?

Le mal-être que nous ressentons est « la manifestation d’un mouvement psychique très profond, tendant paradoxalement vers la complétude, alors même qu’il est vécu dans une certaine confusion intérieure. » Christophe Fauré

Dans la première moitié de notre vie, nous sommes tournées vers l’extérieur. Nous avons besoin du regard – de l’approbation – de l’amour des autres pour exister : nos parents, nos amis, nos collègues, notre partenaire… C’est la période pendant laquelle nous accumulons les relations, les rencontres, les biens matériels, un statut social…

Puis, vers 40-50 ans, nous faisons le voyage inverse, vers l’intérieur. Nous prenons conscience de la relativité de cette construction sociale et nous tendons vers davantage de sens. Des besoins plus spirituels émergent en nous. « Ce qui était essentiel au matin de notre vie le semble moins dans l’après-midi de notre vie. » Carl Gustav Jung

En réaction à ce climat intérieur déstabilisant, pour mettre un terme à cette inconfortable impression « d’impasse de vie », nous allons chercher une nouvelle manière de mener notre existence, plus en accord avec qui nous sommes vraiment.
Parfois, à la recherche d’une réponse hâtive qui nous épargnerait le déséquilibre, nous pouvons en arriver à prendre des décisions trop radicales : divorcer, démissionner sur un coup de tête, se lancer dans une nouvelle activité sans avoir les finances pour… Ce sont ces décisions qui peuvent faire parler de « crise » durant cette phase de transition.

Même si chacune d’entre nous chemine différemment, le processus de transition s’apparente toujours à une quête de vérité et d’authenticité, un désir de se consacrer davantage à ce qui a du sens, ce qui fait sens. Couplé au désir de laisser aux autres un héritage émotionnel, psychologique, spirituel plus riche qu’un simple héritage matériel.

Notre tristesse et notre mal-être résultent de la déstabilisante prise de conscience que nous ne sommes plus en phase avec notre existence. En contradiction avec le cours plutôt harmonieux de notre vie, nous avons le sentiment d’un manque à combler pour pouvoir enfin nous sentir entièrement, pleinement nous-même.

Comment faire de ce moment une réelle opportunité de croissance ?

Dans cette période de transition du milieu de vie, il y a tant de facettes de notre existence qui entrent presque en même temps en résonance qu’il est normal et naturel d’être troublée…

La peur de perdre tout ce qui les définissait auparavant peut pousser certaines à nier le changement qui est en train de s’opérer en elles. A s’arcbouter contre cette dynamique intérieure, à essayer d’étouffer cette part fondamentale d’elle-même qui commence à s’exprimer. Pourtant, pour faire de cette période une réelle opportunité de croissance et d’épanouissement, il faut accepter et accompagner le changement.

Nous devons nous poser. Nous écouter. Et avec courage, honnêteté et bienveillance, réaliser une remise en question profonde afin de :

  • Réexaminer notre vie dans tous les domaines : notre travail, notre vie familiale, amoureuse, personnelle…
  • Réévaluer nos relations à autrui.
  • Accepter notre corps qui n’est plus tout à fait le même.

Et surtout…

  • Accepter de renoncer à notre ancien moi, celui de la première moitié de notre vie.  Renoncer n’est pas se résigner ! C’est précisément grâce à ce renoncement que nous allons retrouver une fondation intérieure, une assise, qui va nous permettre de nous tourner à nouveau vers l’extérieur, différemment, plus proche de qui nous sommes vraiment. Comme la chenille qui se retire dans son cocon pour élaborer la seconde partie de son existence en tant que papillon.

« C’est à nous d’aller chercher et d’établir ces nouvelles fondations, nous avons la responsabilité de répondre de la manière la plus juste, la plus sage et la plus singulière à ce que nous ressentons, sans y résister, en laissant tomber la carapace de la première moitié de notre vie. » Christophe Fauré

Comme toute femme dans cette tranche d’âge, j’ai moi aussi traversé cette période déstabilisante de transition du milieu de vie. Pour ma part, c’est mon divorce qui a été le catalyseur de ce processus de remise en question profonde. Cet évènement a été douloureux et traumatisant – j’ai été blessée par la froideur de notre séparation, et j’ai pris conscience que je m’étais oubliée derrière mon rôle d’épouse. J’étais perdue : je ne savais plus quels étaient mes besoins, mes envies, qui j’étais réellement en dehors de mon rôle de compagne et de mère… En même temps, je ressentais un élan très fort, un besoin profond de me déployer, de me révéler professionnellement mais aussi personnellement. Je suis partie à la recherche de la vraie Valérie. Le trajet a été long, parfois très dur, mais j’ai découvert en moi des capacités et des qualités que j’ignorais, des faiblesses aussi que j’ai appris à apprivoiser. Pendant cette période d’introspection, j’ai enfin compris que pour m’épanouir pleinement j’avais besoin de transmettre et de partager – mon expérience, mes connaissances, mon temps, mon énergie et mon amour. C’est aujourd’hui ce que je fais tous les jours avec mes clientes – et je me sens enfin pleinement moi-même !

Bien loin du tsunami détruisant tout sur son passage que nous pensons être la « crise de la quarantaine », la transition du milieu de vie est un processus universel qui nous touche au plus profond de notre être. Un moment charnière dans notre existence, qui porte en lui-même de réelles promesses d’apaisement. Et qui a le pouvoir de nous révéler à notre authentique lumière intérieure – une lumière qui n’attend que nous pour se révéler à elle-même.

Vous vous sentez confuse, vous avez l’impression de passer à côté de quelque chose d’important dans votre vie, et vous souhaiteriez y remédier mais vous ne savez pas comment faire ? Je vous propose de me contacter pour une séance Découverte gratuite de 30 min sans engagement. Nous ferons plus ample connaissance et nous verrons ensemble comment je peux vous aider.

 

* Source : Maintenant ou jamais – La vie commence après 40 ans de Christophe Fauré aux éditions Albin Michel

 

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