« Le but n’est pas d’être le meilleur mais de faire de notre mieux.
Et faire de notre mieux en tant qu’humain inclut d’être bienveillant envers soi et les autres. »

 

On accorde généralement beaucoup plus de valeur au fait de prendre soin des autres plutôt que de soi. Être bienveillante envers les autres est perçu comme une preuve de générosité, de gentillesse, d’altruisme. Et s’occuper de soi est encore majoritairement considéré comme égoïste ou individualiste.

Pourtant, pour pouvoir donner aux autres, il faut commencer par se donner à soi !
Et exercer notre bienveillance envers nous-même est la clef pour pouvoir l’exercer envers les autres.

 

Être bienveillante envers soi pour être bienveillante envers les autres

La définition de la bienveillance c’est : « inclinaison de l’esprit à la compréhension et à l’indulgence envers autrui ».

Être bienveillante, c’est donc abandonner la critique et s’ouvrir à la tolérance, respecter voire apprécier les imperfections de chacun, être prévenante et à l’écoute des besoins. Nouer des relations empreintes de douceur et de respect.

Si beaucoup d’entre nous sont douées pour exercer leur bienveillance envers les autres, nous sommes également très nombreuses à en être incapables envers nous-même !
À exiger de nous des choses que nous n’exigerions jamais de notre entourage. À avoir une petite voix intérieure pleine de jugement, qui ne nous pardonne rien, et nous accable au moindre faux pas. À être intransigeantes sur nos défauts jusqu’à ne plus voir aucune de nos qualités.

Mais ce comportement peut être très néfaste.

À force de tout donner aux autres, on s’épuise physiquement et psychologiquement jusqu’à ne plus rien avoir à donner. Alors on culpabilise, on se traite plus durement encore et on s’épuise toujours davantage. Une spirale infernale qui peut nous mener jusqu’à la dépression ou la maladie.

On peut en venir à en vouloir aux autres de ne pas penser autant à nous que nous pensons à eux. À avoir le sentiment qu’ils abusent de notre gentillesse, de notre amour. C’est la source des frustrations et du ressentiment.

On peut aussi en arriver à nouer des relations toxiques, quel qu’en soit le prix, en allant chercher chez les autres l’amour, la tendresse, la compréhension, le soutien, le réconfort que nous ne nous donnons pas à nous-même.

Non, être bienveillante envers soi-même est tout sauf égoïste.
Car prendre soin de soi est la clef pour pouvoir aussi prendre soin des autres.

 

7 conseils pour faire preuve de bienveillance envers vous-même

Pour nombre d’entre nous, être bienveillante avec soi-même n’est pas forcément évident… Mais comme toutes les bonnes habitudes, il suffit d’un peu d’entrainement et de discipline au départ pour l’acquérir de façon durable !

Il va donc falloir vous entrainer à vous faire du bien et prendre soin de vous. À penser autrement, sans vous juger, sans vous critiquer. Prendre le temps et être davantage consciente et présente à ce qui se passe en vous.

Pour vous aider sur ce chemin de la bienveillance, voici quelques petits gestes et prédispositions d’esprit à cultiver au quotidien.

         1- Considérez-vous comme un être humain à part entière

Il s’agit là du premier défi qui vous attend ! Car il va falloir non seulement aller contre votre penchant, mais aussi combattre la pression de la société et de votre entourage.

Apprenez à vous regarder comme une personne à part entière, plutôt que de vous réduire à un rôle ou une étiquette « Maman », « Fille », « Conjointe », « Collègue », « Directrice »… avec tous les « il faut », « je dois » qui y sont rattachés.

Exercice : Quand vous commencez à entendre cette petite voix exigeante qui vous dicte ce que les autres attendent de vous, demandez-vous plutôt ce que la femme qui est en vous souhaiterait à ce moment précis, ce dont elle aurait besoin, ce qui lui ferait plaisir. Vous poser après une dure journée de travail quitte à servir aux enfants un plat tout préparé ? Passer la soirée avec votre conjoint plutôt que d’aller aider votre mère ? Et bien faites-le sans tenir compte du jugement des autres.

         2- Soyez à l’écoute de vos émotions et de vos besoins

La société nous apprend très tôt à nous couper de nos émotions, afin d’être socialement acceptables et acceptées. Pourtant toutes les émotions – positives comme négatives – sont utiles !

Nous devons les accueillir comme les messagers de nos besoins les plus profonds.

Calme, repos, amour, reconnaissance, réconfort, sécurité, confiance… Chaque besoin insatisfait va engendrer chez nous des émotions désagréables. Et à l’inverse, chaque besoin satisfait va nous procurer une sensation de bien-être et de plénitude.

Exercice : Chaque fois que vous êtes confrontée à une situation, soit agréable soit désagréable, prêtez une oreille attentive à vos émotions et identifiez les besoins qui ont engendrés ce ressenti. Si la situation dans laquelle vous vous trouvez ne peut pas être modifiée dans l’immédiat, cela vous permettra déjà de soulager votre tension intérieure et d’identifier ce qui devrait changer pour répondre à vos besoins.

         3- Osez prendre soin de vous, quitte à déplaire

Douleurs, courbatures, tensions musculaires, picotements… sont autant de signaux que votre corps vous envoie pour vous indiquer que quelque chose ne va pas et vous inviter à vous arrêter. N’oubliez jamais : vous êtes votre priorité ! Alors, quoi qu’en disent les autres, autorisez-vous à penser à vous et à prendre soin de vous. Et dites-vous que si vous avez l’impression d’être égoïste, vous êtes sur la bonne voie !

Exercice : Dès que vous en ressentez le besoin, prenez le temps de faire une chose qui vous fait du bien : vous dorloter, pratiquer une activité sportive ou artistique, aller voir des amis, vous reposer, passer du temps en tête à tête avec votre conjoint… En un mot : faites-vous plaisir !

         4- Acceptez-vous telle que vous êtes, avec vos limites

Chercher à vouloir être parfaite et vous fustiger à chaque fois que vous ne réussissez pas quelque chose ou que vous faites une erreur ne fait que vous condamner à être constamment dans l’échec. Et vous enfonce au lieu de vous motiver.

Nous avons toutes des défauts, des points faibles, des choses que nous n’arrivons pas à faire. Il ne s’agit pas d’être complaisante avec vous-même et de vous dire que puisque nous sommes toutes imparfaites, autant en faire le moins possible ! L’idée est au contraire de trouver le moyen de vous encourager à toujours progresser.

Exercice : Lorsque vous vivez un échec, posez-vous pour prendre un peu de recul par rapport à ce qui s’est passé. Demandez-vous : est-ce que j’ai donné le meilleur de moi-même dans cette situation ?
Si c’est le cas, soyez fière de vous, même si le résultat n’est pas totalement au rendez-vous.
Si ce n’est pas le cas, demandez-vous pourquoi. Et dites-vous qu’au final ce n’est peut-être pas si grave et que la prochaine fois vous ferez mieux.

         5- Prenez conscience de votre valeur

N’attendez pas que les autres décident de votre valeur pour vous !
La reconnaissance de votre valeur (vos atouts et la beauté humaine qui est en vous), ainsi que le respect de vos valeurs (les critères importants qui positionnent vos décisions et vos choix) vous ouvrent la porte du respect de vous-même. Et le respect de soi permet l’estime de soi ; l’estime de soi ouvre à l’amour de soi.

Exercice : Appliquez-vous à identifier toutes les qualités qui sont en vous – vos compétences, vos savoir-être, vos savoir-faire. Dressez une liste et noter dans quels domaines, ou dans quelles circonstances elles s’expriment le mieux pour pouvoir les favoriser et les multiplier afin de booster votre confiance en vous.

         6- Apprenez à dire « non » 

Ne dites pas « oui » si cela ne vient pas du cœur. Car lorsque vous dites « oui » aux autres pour ne pas déplaire, parce que vous ne voulez pas faire d’histoires, parce que vous voulez être aimée, appréciée, intégrée… c’est à vous-même que vous dites « non ».

Dites-vous que vous avez le droit de refuser, de ne pas être d’accord, de ne pas vouloir, de ne plus pouvoir. Que vous avez le droit d’être vous-même et d’oser exprimer ce que vous ressentez, ce que vous souhaitez et ce dont vous avez besoin. Que vous serez aimée même si vous vous affirmez comme vous êtes.

Exercice : Osez ! Allez au bout de votre peur : « qu’est-ce qui va se passer si ? » Alors ? Et bien la plupart du temps… rien ! Et avec l’habitude, le « non » devient de plus en plus posé, calme, simplement affirmé.

         7- Traitez-vous comme si vous étiez votre meilleure amie

Il s’agit là de faire preuve de compassion envers vous-même.
L’idée n’est pas de vous apitoyer sur votre sort mais plutôt de reconnaitre que c’est dur et que cela fait mal. De vous apporter du réconfort, de la chaleur, de la compréhension dans les moments difficiles, de déception, de douleur ou d’embarras.
De rentrer différemment en relation avec vous-même pour ne plus être votre propre ennemie, mais devenir votre meilleure amie.

Exercice : Quand vous traversez un moment difficile, imaginez que c’est votre meilleure amie qui vit ce moment. Pensez aux paroles réconfortantes que vous lui adresser, les gestes de réconfort que vous avez pour elle, les petites attentions qui lui font du bien. Et dites-vous ces choses à vous, prenez-vous dans les bras, réconfortez-vous de la même manière. Et goûtez pleinement à la chaleur et au bien-être qui vous envahit enfin.

La bienveillance implique une ouverture du cœur et de l’esprit, une volonté ou une résolution à faire du bien – en commençant par soi-même. C’est cette dimension personnelle qui va nous permettre de nous aligner avec nous-même, d’être enfin en accord avec notre Moi profond, en paix avec nous-même. Et de ce fait pouvoir nouer des relations meilleures, plus vraies et empreintes de respect.

 

Vous avez envie d’être bienveillante avec vous-même, de vous apporter du réconfort quand vous souffrez et être supportive quand vous vous planter plutôt que de vous enfoncer… Mais cela vous semble tellement difficile à réaliser ! Osez penser à vous : contactez-moi pour une séance Découverte gratuite de 30mn sans engagement. Ensemble, nous verrons comment je peux vous aider.

 

Et pour aller encore plus loin, je vous recommande chaudement le programme Mindful Self-Compassion (MSC) animé par Catherine Baele (Senior Trainer Coach au BAO Elan Vital et enseignante du programme MSC au Center for Mindful Self-Compassion – CMSC). Ce programme de 8 semaines vous permettra de mobiliser et cultiver pleinement la faculté de compassion qui est en vous.

Retrouvez ses interviews ici :

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