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Faire du tri, ce n’est pas effacer son passé,
c’est choisir ce qui mérite encore de nous accompagner.

 

Dans quelques jours, je vais quitter la maison dans laquelle je vis depuis plus de dix ans.

Je vais aussi déménager mon cabinet, ce lieu où j’ai accompagné tant de femmes, d’hommes et de couples au fil des années.

Une nouvelle page s’ouvre…

C’est un changement profondément heureux puisque je vais m’installer avec mon compagnon.

Et pourtant, ces dernières semaines, je me suis surprise à ressentir bien plus que le simple stress d’un déménagement…

 

Déménager, c’est aussi revisiter son histoire

En ouvrant des cartons que je n’avais pas ouverts depuis des années, je n’ai pas seulement retrouvé des objets ou des papiers. J’ai retrouvé des morceaux de vie.

Mon album de mariage, des photos de mes filles lorsqu’elles étaient petites, des souvenirs de voyages, des objets ayant appartenus à des gens que j’ai connus, des projets inaboutis… des périodes heureuses – et parfois aussi des souvenirs plus difficiles.

Lorsque nous faisons du tri, nous ne faisons pas que ranger une maison.
Nous revisitons une partie de notre histoire.

Parce que chacun de ces moments a participé à construire la personne que nous sommes, cela rend cette étape difficile et nostalgique.
Car même lorsque le changement est choisi et heureux, il demande de laisser une partie de soi derrière soi.

À la faveur de ce déménagement, je me suis rendu compte que ce n’est pas toujours l’objet qui est difficile à quitter.
C’est ce qu’il représente…

Mais j’aime me rappeler une chose essentielle : ce n’est pas parce qu’un objet quitte notre maison que son histoire disparaît.

Les souvenirs vivent en nous.
Pas dans les cartons.

Il est possible d’honorer son passé sans tout conserver.

Et pour accueillir pleinement ce présent qui s’offre à nous, il faut accepter que certains objets n’aient plus leur place dans notre vie d’aujourd’hui.

 

S’alléger pour faire de la place à l’essentiel

J’ai aussi réalisé à quel point nous accumulons. Même en étant attentives et en pensant être raisonnables.

Des doublons, des objets « au cas où », des cadeaux que l’on n’a jamais vraiment aimés, des choses que l’on conserve uniquement parce qu’on les a toujours eues.

Nos maisons regorgent de choses qui nous semblent importantes et qui pourtant ne le sont pas – ou plus. Et finissent parfois par raconter davantage qui nous avons été que qui nous sommes aujourd’hui.

On parle souvent de ce que l’on perd en triant. On parle beaucoup moins de ce que l’on gagne.

Mais chaque objet dont nous nous séparons laisse un peu plus de place à ce qui compte vraiment aujourd’hui. Et nous offre l’opportunité de nous mettre davantage en harmonie avec nous-même.

Au fil de mes tris, j’ai décidé de ne garder que ce qui me définit aujourd’hui.
Ce qui m’est réellement utile.
Ce qui me procure de la joie.
Je tends vers cette simplicité si chère à Dominique Loreau dont le livre « L’art de la simplicité » m ‘a longtemps accompagnée.

Et au fil des jours, je sens une légèreté s’installer.
Et peu à peu la nostalgie laisse place à l’énergie du renouveau.

Comme si, en mettant de l’ordre autour de moi, je clarifiais aussi ce qui est essentiel dans ma vie.

Simplifier son existence, c’est libérer de l’espace pour l’enrichir de ce qui compte vraiment.

 

Ce que je souhaite transmettre à mes filles

Ce déménagement m’a aussi amenée à une réflexion plus intime.

J’ai aujourd’hui plus de soixante ans.
Forcément, je pense différemment à ce que je laisserai un jour derrière moi.
Et depuis quelques semaines, je me demande ce que j’ai réellement envie de transmettre à mes filles.

J’ai vu des proches devoir vider la maison de leurs parents après leur décès. Des semaines passées à ouvrir des placards, trier des papiers, prendre des décisions difficiles, parfois avec beaucoup de culpabilité.

« Est-ce que j’ai le droit de jeter ? »
« Et si cet objet avait de la valeur pour eux ? »

Je n’ai pas envie de laisser cela à mes filles.

Bien sûr, il y aura quelques objets auxquels je tiens profondément. J’aurai plaisir à leur raconter pourquoi ils comptent pour moi. Et si, un jour, elles ne souhaitent pas les garder, ce ne sera pas grave.

Les objets ont vocation à circuler.
À accompagner d’autres vies.

J’aimerais leur laisser des choses plus essentielles.
Ce qui compte vraiment ne prend pas tant de place. Il remplit nos cœurs et nos esprits.

Comme l’écrit Margareta Magnusson dans La vie en ordre, mettre ses affaires en ordre est aussi un geste d’amour envers ceux qui resteront. Et en mettant de l’ordre aujourd’hui dans mes affaires, j’éviterai à mes filles, un jour, d’avoir à porter ce poids à ma place.

 

Si je devais vous laisser seulement trois conseils, ce serait ceux-ci…

Si vous traversez vous aussi un déménagement, une séparation, une recomposition familiale ou simplement l’envie d’alléger votre intérieur, voici quelques conseils qui pourront je l’espère vous aider.

  • Pour faciliter vos tris et garder la motivation, commencez par les objets les moins chargés émotionnellement : la vaisselle, les vêtements, les livres…
    Les photos et les souvenirs de famille viendront plus tard.
  • Pour vous aider dans vos décisions, posez-vous une question simple : si je n’avais plus cet objet aujourd’hui, est-ce que je chercherais vraiment à le remplacer ?
  • Et si un objet vous touche mais que vous ne souhaitez pas le conserver, prenez-le en photo avant de vous en séparer.

 

Et si le plus beau des héritages était ailleurs ?

Nous passons une partie de notre vie à accumuler.

Puis vient un moment où lon cesse de se demander ce que l’on possède pour commencer à se demander ce qu’on laissera derrière soi.

Les objets peuvent accompagner notre histoire.
Mais ce ne sont pas eux qui la racontent le mieux.

J’espère laisser à mes filles quelques objets choisis.

Mais plus encore, j’espère leur laisser des souvenirs heureux, des valeurs, des éclats de rire, des conversations, une présence aimante.

Et surtout, la liberté de poursuivre leur propre chemin, sans avoir à porter le poids de ce que je n’aurais pas su laisser partir.

 

Vous souhaiteriez cheminer vers une vie plus en accord avec qui vous êtes aujourd’hui, mais vous ne savez pas par où commencer… Si vous sentez que vous avez besoin d’aide sur ce chemin, ne restez pas seule. Contactez-moi pour 1 séance Découverte gratuite de 30min sans engagement. Nous ferons plus ample connaissance et nous verrons ensemble comment je peux vous aider. À deux, le chemin semble toujours plus facile.

 

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Je vous invite à lire

La Vie en ordre – L’art de ranger sa vie pour alléger celle des autres de Margareta Magnusson aux éditions Flammarion

L’art de la simplicité de Dominique Loreau aux éditions Poche Marabout

 

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